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Faisons connaissance

Dernière mise à jour : 21 déc. 2025




Moi, c’est Isabelle : 1,76 cm et plus de 100 kg au compteur.

Le jour où le pèse-personne a affiché un nombre à 3 chiffres aurait dû être un déclic.

Et bien, même pas. j'ai continué à m'empiffrer. J’ai continué à ne pas

faire attention, faire comme si ce chiffre n’existait pas, ou que dans ma tête, malgré

le fait qu’il paradait sous mes yeux…

Oui, je sais ce que certaines d’entre nous vivent et ce peu importe le poids sur la

balance ou le reflet dans le miroir, le rapport à notre corps est toujours compliqué à

gérer…

Nous passons toutes par-là : faut-il regarder la société de plus près ? Qu’est ce qu’un

critère de beauté ? Qu’est ce qui est beau pour moi, pour vous, pour le monde ? Un

corps svelte, mince, maigre, rond, doux, fit, poilu ? On ne sait même plus au bout du

compte…

Je crée ce blog aujourd’hui parce que je suis passée par là; mais je me soigne, ou du

moins j’avance avec de meilleurs outils. D’ailleurs j’écris cet article depuis ma

chambre en clinique, où je n’ai pas

honte de te dire, j’ai été hospitalisée il y a un mois parce que ma charge mentale était

trop importante. Pression, désir d’être au top, choix professionnels, séparation et

gestion d’une nouvelle vie avec deux enfants en garde partagée…

Depuis quelques temps, la thérapie a été une vraie révélation. J’ai appris à

apprivoiser mon trouble ; qui m’a longtemps mené la vie dure et valu plusieurs

hospitalisations. Mais, cette fois-ci, c’est la bonne. Pourquoi, me direz-vous, parce

que j’ai reçu un suivi remarquable des professionnels de santé. Ce trouble fait partie

de ce qu’on appelle les maladies invisibles ; ce n’est pas inscrit sur le front.

Et on en guérit pas, mais on vit avec ; avec une bonne hygiène de vie et un

traitement à prendre quotidiennement.


Même si je lutte encore contre certains démons, je sais qu’on peut les apprivoiser. Je

compte bien y arriver, avec le temps qu’il faut et c’est aussi pour ça que je partage

ici. Parce que nous avons toutes nos démons, nos côtés honteux ou sombres. Je me

confronte tous les jours à mon reflet et pour la petite anecdote ; quand je me balade

dans les rues, j’ai une fâcheuse tendance ; comme la plupart d’entre nous, de jeter

un œil à mon reflet sur les vitrines. Et ce que je vois, n’est pas beau : des fesses

proéminentes, une poitrine généreuse.

Mais, qu’est-ce-que la beauté ? Dans mon pays natal, je serai une bombe. Tous les

hommes n’aiment pas les filles filiformes. Et, c’est en ça que le monde est beau :

aucune ressemblance ; rien que de la diversité.


Les kilos, ça fait la moitié de ma vie que je les regarde tous les matins et maintenant

j’ai compris quelque chose : les aliments que je mets dans ma bouche ne nourrissent

pas que mon corps, ils me pas nourrissent émotionnellement. L’autre jour ma

psychologue me fait comprendre que tout est lié aux émotions. Et les émotions qui ont

été mis en exergue sont : l’épuisement et l’impuissance.

Quand ça ne va pas, quand le manque au fond de moi est trop important, , que j’ai

une contrariété, je mange. Et je ne mange pas des bâtonnets de carottes, sinon, ce

ne serait pas drôle. Je m’enfile le paquet de gâteaux, la plaquette de chocolat. Je

dévore sans doute, en essayant de rassurer cette petite fille en moi qui se cache du

monde.

Certes, on dira que ces kilos en plus ne me définissent pas, quoique…

Cependant, avec le temps j’apprends, je chemine, j’avance pas à pas et je suis sur la

voie de l’acceptation; même si le chemin est encore long. Rome ne s’est pas

construite en un jour, la constance, la discipline sont les aspects les plus difficile

quand on a un caractère impatient. Je suis frustrée souvent, mais je vois la lumière

au bout du tunnel chaque jour un peu plus.

Il est vrai que je caresse le doux espoir de perdre du poids. La quarantaine est une

sacrée décennie et avec elle les joies de certaines maladies : cholestérol, tension,

diabète et la fameuse ménopause qui me guette à l’aube de mes cinquante. Je

redoute ce moment où mon corps va changer ; comme si ce n’était pas assez. Dans

mon cas, il est primordial voire vital que je perde du poids. Je me suis même posr la

question d’une sleeve ou d’un bye pass. Je n’ai pas encore franchi le pas ; mais j’y

songe de plus en plus.

Ce tournant dans ma vie m’a fait prendre conscience que ce chemin, il est impératif

de le transmettre, de communiquer réellement sur les outils qui marchent, d’ouvrir la

porte à une acceptation de soi passant par des soins adaptés, des vêtements, un

regard sur soi différent. Ce sera ma voie professionnelle dorénavant, aider les

femmes à se sentir plus femme, malgré les complexes ou les cafouillages

psychologiques, les besoins ou les dépendances. Rien n’est une fatalité, il suffit de

se regarder en face, d’accueillir et d’avancer.

Et même si tout le monde y va de sa petite réflexion : 


Tu as grossi...

C’est dommage, tu as un joli visage. Je sais aujourd’hui que ce ne sont que

leurs jugements personnels et que je n’ai pas besoin d’eux pour me rendre compte

que j’aimerais que ce corps change. Ce n’est pas les réflexions qui feront avancer, ni

le jugement de l’autre, mais seulement ce qui se passe en moi, en vous. Ce déclic,

cette envie, cette discipline encore une fois.

Comme si je ne savais pas que j’avais grossi; la blague.

On ne vit qu’une fois il parait, et je souhaite aussi rendre fier mes enfants qui

m’encouragent sur ce chemin.

Je vous emmène dans ce voyage, mon voyage vers l’acceptation de moi-même, et

qui sait, sans doute le tien ?

 
 
 

2 commentaires

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Nanou Nouna
Nanou Nouna
17 nov. 2025

Oh comme je me reconnais!

La bouffe est un vrai démon…

Je cherche toujours la solution!

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Membre inconnu
17 nov. 2025
En réponse à

Nous allons la trouver, je te l'assure. Il faut trouver ce qu'on appelle un palliatif; remplacer la bouffe par quelque chose qui nous procure autant de plaisir. Je cherche toujours; pour ma part.

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